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Dans l'ISS, Sophie Adenot étudiera la physiologie spatiale

  • Photo du rédacteur: Agathe Delepaut
    Agathe Delepaut
  • 14 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 févr.


Sophie Adenot vérifiant sa combinaison spatiale avant le décollage de la mission Crew-12 — Crédit : NASA/Kim Shiflett
Sophie Adenot vérifiant sa combinaison spatiale avant le décollage de la mission Crew-12 — Crédit : NASA/Kim Shiflett

Partie pour huit mois à bord de la Station spatiale internationale, la française Sophie Adenot réalisera deux expériences sur la physiologie humaine dans l'espace.


Ce vendredi 13 février, la spationaute Sophie Adenot a décollé avec l'équipage de la mission Crew-12, depuis Cap Canaveral direction la Station spatiale internationale (ISS), pour les huit prochains mois. Au cours de ce périple en microgravité, elle effectuera quelque 200 expériences scientifiques dans le cadre de la mission Epsilon de l'Agence spatiale européenne (ESA).


Une grande part de ces expériences concerneront la physiologie spatiale. La spationaute apporte à bord de l'ISS deux dispositifs médicaux développés par des équipes françaises.


Le premier, EchoFinder, est un assistant à la réalisation d'images échographiques. Complètement autonome, son système de réalité augmentée, doublé d'une intelligence artificielle, guide l'utilisateur en temps réel vers le positionnement optimal de la sonde, un procédé minutieux. Son ancêtre, ECHO, était téléopérable : l'astronaute plaçait la sonde sur l'endroit du corps souhaité et un médecin au sol l'orientait à distance pour obtenir une image exploitable. EchoFinder va encore plus loin en permettant un usage sans expertise médicale. L'outil étant déjà éprouvé sur Terre en télémédecine, dans des régions isolées, le but de l'expérience est de savoir si le logiciel s'adapte au placement des organes en micropesanteur.


PhysioTool est, quant-à lui, un petit appareil doté de capteurs synchronisés qui mesurent différents paramètres physiologiques : tension artérielle, pression sanguine, fréquence cardiaque, température, saturation sanguine en oxygène, fréquence respiratoire et même un suivi du sommeil. Les données recueillies pendant la mission Epsilon enrichiront les connaissances sur le déconditionnement physique dû à la micropesanteur, en mesurant notamment pour la première fois l'oxygénation du cerveau et des muscles.


Un troisième dispositif médical est resté au sol : EchoBones permet de générer à lui seul des images échographiques de l'anatomie osseuse (densité, flux sanguin). Ce afin de mieux étudier l'ostéoporose suite à un voyage spatial Sophie Adenot a réalisé des imageries de ses os avant son départ et en effectuera de nouvelles à son retour en fin d'année.


D'autres expériences médicales auront lieu à bord de l'ISS ces prochains mois. Les autres membres de l'équipage Crew-12 ont leurs propres missions. Trois grandes expériences sont au programme.


Les astronautes vont étudier comment la bactérie responsable des pneumonies endommage le cœur. L'intérêt de l'emporter dans l'espace ? Les bactéries y sont généralement plus actives, ce qui amplifie leurs effets et facilite leur observation.

Ensuite, l'équipe doit tester un système de génération de solution saline intraveineuse à base d'eau potable en microgravité. Le but étant de pouvoir en produire à la demande en cas d'urgence médicale.

Finalement, une dernière expérience se penchera sur le flux sanguin puisqu'en micropesanteur, les astronautes sont à risque de caillot . L'équipe cherchera à comprendre les facteurs qui augmentent ce risque et à améliorer la santé spatiale lors de mission longues durée.

Puce de tissu cardiaque infecté par Streptococcus pneumoniae. Crédit : University of Alabama at Birmingham
Puce de tissu cardiaque infecté par Streptococcus pneumoniae. Crédit : University of Alabama at Birmingham

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